Pour qu'une pompe à chaleur ouvre droit à MaPrimeRénov' et à la prime CEE en 2026, elle doit afficher un ETAS de 111 % minimum si elle alimente des radiateurs, ou 126 % minimum si elle alimente un plancher chauffant. Ce seuil figure sur la fiche technique du fabricant, pas sur la plaquette commerciale. Le COP affiché en gros, lui, ne compte pas pour les aides.
L'ETAS, pas le SCOP, conditionne les aides : pourquoi cette différence
Vous comparez deux pompes à chaleur et le vendeur met en avant des COP de 4 ou 5. Or les aides ne portent sur aucun de ces deux chiffres. Elles exigent un ETAS supérieur ou égal à un seuil réglementaire, selon le type d'émetteur. Comprendre la différence entre ces trois indicateurs vous évite de payer une machine qui n'ouvre pas droit à l'aide.
Ce que mesure le COP : un rendement instantané, à une température donnée
Le COP, coefficient de performance, exprime le rapport entre l'énergie thermique produite et l'énergie électrique consommée par la pompe à chaleur air-eau, à un instant T. Il est mesuré dans des conditions de laboratoire normées : généralement +7 °C dehors et +35 °C en température de départ d'eau. Un COP de 4 signifie que pour 1 kWh d'électricité consommé, la pompe restitue 4 kWh de chaleur.
Ce rendement instantané ne reflète pas la performance sur toute une saison de chauffe. Quand il fait −5 °C dehors, le COP chute. Quand il fait +12 °C, il monte. Le COP nominal, celui qui figure en gros sur la plaquette, n'a donc qu'une valeur de comparaison ponctuelle.
Ce que mesure le SCOP : une moyenne sur toute la saison de chauffe
Le SCOP, coefficient de performance saisonnier, calcule la performance moyenne de la pompe sur toute une saison de chauffe, en intégrant les variations de température extérieure. Il tient compte des phases de dégivrage, des pertes de distribution, et du rendement réel de la machine dans des conditions de climat moyen.
Le SCOP est mesuré selon la norme EN 14825, qui définit des profils de température pour trois zones climatiques européennes. Pour une pompe air-eau, un SCOP de 3,5 signifie qu'en moyenne sur la saison, la machine restitue 3,5 kWh pour 1 kWh consommé. Ce chiffre est plus proche de la réalité que le COP nominal, mais il reste exprimé sous forme de coefficient.
Ce qu'est l'ETAS : la traduction réglementaire du SCOP en pourcentage
L'ETAS, efficacité énergétique saisonnière, est défini par le règlement européen n° 813/2013. Il s'agit du SCOP exprimé en pourcentage, selon la formule ETAS = (SCOP / 2,5) × 100. Une pompe affichant un SCOP de 3,15 présente donc un ETAS de 126 %.
C'est cet indicateur, et lui seul, qui figure dans la fiche CEE BAR-TH-171 version A78.4 applicable au 01/01/2026. Quand vous comparez deux modèles pour savoir lequel ouvre droit à l'aide, c'est l'ETAS qu'il faut vérifier, pas le COP. Un COP de 5 peut correspondre à un ETAS de 200 %, ce qui dépasse largement le seuil, mais ne change rien au montant de l'aide : il n'existe pas de bonification liée à un ETAS supérieur au minimum réglementaire.
Seuils ETAS obligatoires pour MaPrimeRénov' et CEE en 2026
Les aides sont conditionnées par deux seuils distincts, selon que la pompe alimente des émetteurs basse température ou moyenne et haute température. Le seuil le plus élevé s'applique aux planchers chauffants, ce qui surprend souvent.
ETAS ≥ 126 % pour les émetteurs basse température
Si la pompe alimente exclusivement un plancher, un plafond ou un mur chauffant, elle doit afficher un ETAS supérieur ou égal à 126 %, mesuré à 35 °C de température de départ d'eau. Ce seuil correspond à un SCOP de 3,15, ce qui exige une machine performante.
Ce niveau d'exigence se justifie par le fait que les émetteurs basse température permettent à la pompe de fonctionner dans des conditions optimales. Elle produit de l'eau à 35 °C au lieu de 50 ou 55 °C, ce qui améliore mécaniquement son rendement. Le législateur considère donc qu'une installation basse température bien conçue doit atteindre ce seuil pour mériter l'aide publique.
ETAS ≥ 111 % pour les émetteurs moyenne ou haute température
Si la pompe alimente des radiateurs, ou un mix d'émetteurs (plancher + radiateurs par exemple), elle doit afficher un ETAS supérieur ou égal à 111 %, mesuré à 55 °C de température de départ d'eau. Ce seuil correspond à un SCOP de 2,78.
Vous notez que ce seuil est plus bas que celui de la basse température. C'est contre-intuitif, mais cohérent : produire de l'eau à 55 °C demande plus d'effort à la machine, et son SCOP chute naturellement. Le législateur accepte donc un niveau de performance inférieur, parce que la contrainte physique est plus forte.
Cas particulier : production d'eau chaude sanitaire par la PAC
Dès que la pompe assure aussi la production d'eau chaude sanitaire, c'est le seuil de 111 % qui s'applique, quelle que soit la température de chauffage. Même si le chauffage est assuré par un plancher à 35 °C, l'ECS exige de l'eau à 55 °C minimum, ce qui classe l'installation en moyenne ou haute température.
Ce point est souvent mal compris par les particuliers. On vous propose une PAC pour plancher chauffant, vous pensez au seuil de 126 %, mais si elle produit aussi l'ECS, c'est 111 % qui compte. Vérifiez bien l'application réelle avant de comparer les fiches techniques.
- Plancher, plafond ou mur chauffant seul : Température de départ : 35 °C · ETAS minimum : 126 % · SCOP équivalent : 3,15
- Radiateurs (y compris basse température) : Température de départ : 55 °C · ETAS minimum : 111 % · SCOP équivalent : 2,78
- Plancher + radiateurs (solution mixte) : Température de départ : 55 °C · ETAS minimum : 111 % · SCOP équivalent : 2,78
- PAC avec production d'eau chaude sanitaire : Température de départ : 55 °C · ETAS minimum : 111 % · SCOP équivalent : 2,78
Quel type d'émetteur détermine le seuil à respecter
La fiche CEE classe les émetteurs en deux familles, et ce classement détermine le seuil d'ETAS applicable. Le piège réside dans les radiateurs dits « basse température » : ils ne relèvent pas de la basse température au sens des aides.
Plancher, plafond, mur chauffant et ventilo-convecteurs à eau : basse température
Ces émetteurs fonctionnent avec de l'eau entre 30 et 40 °C. Ils échangent la chaleur par convection ou par rayonnement sur une grande surface, ce qui permet de maintenir une température de départ basse. Une installation composée uniquement de ces émetteurs relève de l'application basse température, donc du seuil d'ETAS à 126 %.
Les ventilo-convecteurs à eau, moins courants, entrent aussi dans cette catégorie dès lors qu'ils sont dimensionnés pour fonctionner à 35 °C. Leur principe repose sur un échangeur parcouru par l'eau et un ventilateur qui diffuse l'air réchauffé.
Radiateurs (y compris ceux dits « basse température » à 45 °C) : moyenne ou haute température
Les radiateurs, même ceux vendus sous l'appellation « basse température », fonctionnent généralement entre 45 et 55 °C. Ils relèvent donc de la catégorie moyenne ou haute température, et le seuil applicable est celui de 111 %.
Ce point génère des incompréhensions fréquentes. Vous voyez sur une fiche commerciale « radiateur basse température 45 °C », vous pensez au seuil de 126 %, et vous écartez une pompe à 115 % d'ETAS. Or cette pompe est conforme, parce que le seuil réglementaire pour un radiateur, quel que soit son nom commercial, reste 111 %.
Solutions mixtes : toujours considérées en moyenne ou haute température
Dès qu'une installation associe plusieurs types d'émetteurs, plancher au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage par exemple, elle relève de la moyenne ou haute température. La pompe doit produire l'eau à la température la plus élevée demandée par l'un des émetteurs, donc 55 °C, et c'est le seuil de 111 % qui s'applique.
Sur ce type de configuration, on rencontre souvent des maisons de coteau dans la vallée du Rhône, où le rez-de-chaussée en dalle béton a reçu un plancher chauffant, tandis que l'étage en charpente traditionnelle conserve des radiateurs fonte. La pompe alimente les deux circuits, et c'est le circuit radiateur qui fixe le seuil réglementaire. Aucune dérogation n'existe : même si 80 % de la surface est en plancher chauffant, les 20 % de radiateurs suffisent à classer l'installation en moyenne ou haute température.
Où trouver l'ETAS sur la fiche technique d'une pompe à chaleur
L'ETAS figure sur deux supports : l'étiquette ErP, obligatoire depuis 2013, et la fiche technique du fabricant. Vous devez savoir lire l'un et l'autre pour vérifier l'éligibilité d'un modèle.
L'étiquette ErP (Energy related Products) obligatoire depuis 2013
Le règlement européen n° 813/2013 impose aux fabricants d'apposer sur chaque pompe une étiquette indiquant l'ETAS sous forme de pourcentage, accompagné d'une classe énergétique (A+++, A++, A+). Cette étiquette ressemble à celle des appareils électroménagers : une échelle de couleurs, du vert au rouge, et un chiffre en gros caractères.
L'étiquette ErP présente l'ETAS pour plusieurs applications : chauffage seul, chauffage + ECS, selon la zone climatique. Vous devez lire la ligne correspondant à votre application réelle. Si vous installez une pompe pour chauffage + ECS, l'ETAS du chauffage seul ne compte pas.
La fiche technique du fabricant : quelle ligne lire
La fiche technique détaille les performances de la machine pour chaque température de départ d'eau et chaque zone climatique. Vous y trouvez plusieurs lignes d'ETAS : une pour 35 °C, une pour 55 °C, parfois une pour 45 °C. Cherchez la mention « Efficacité énergétique saisonnière (Etas) » ou le symbole ηs, suivi d'un pourcentage.
La ligne à retenir dépend de votre installation. Si vous alimentez un plancher chauffant sans production d'ECS, lisez l'ETAS à 35 °C en climat moyen. Si vous alimentez des radiateurs, ou si la pompe produit l'ECS, lisez l'ETAS à 55 °C en climat moyen. Ne lisez jamais l'ETAS en climat chaud ou en climat froid : pour les aides en France, seul le climat moyen compte.
Zone climatique de référence : toujours celle de Strasbourg pour les aides
Les normes européennes définissent trois zones climatiques : froide (Helsinki), moyenne (Strasbourg), chaude (Athènes). Une même pompe affiche un ETAS différent selon la zone : plus il fait froid, plus le SCOP baisse, et plus l'ETAS baisse aussi.
Pour les aides en France, quelle que soit la localisation réelle du logement, c'est toujours l'ETAS en climat moyen (Strasbourg) qui est retenu. Vous habitez à Auberives-sur-Varèze, dans le nord de l'Isère, où les hivers sont plus doux qu'à Strasbourg : peu importe, vous devez vérifier l'ETAS en climat moyen sur la fiche, et non l'ETAS en climat chaud. Cette règle uniformise l'éligibilité sur tout le territoire national.
Pourquoi le COP affiché en gros sur une plaquette n'est pas le bon chiffre
Les plaquettes commerciales mettent en avant le COP nominal, mesuré à +7 °C extérieur et +35 °C de départ d'eau. Ce chiffre, souvent compris entre 4 et 5, impressionne le lecteur. Il ne conditionne pourtant aucune aide.
Un commercial vous présente une pompe affichant un COP de 5. Vous en déduisez qu'elle dépasse largement le seuil d'éligibilité. Or ce COP nominal ne vous dit rien sur l'ETAS. Selon les pertes de la machine en conditions réelles, selon son comportement au dégivrage, selon la qualité de sa régulation, ce COP de 5 peut correspondre à un ETAS de 150 % ou de 190 %. Dans les deux cas, la pompe ouvre droit à l'aide, mais l'écart de performance réelle est considérable.
À l'inverse, une pompe affichant un COP de 3,5 peut correspondre à un ETAS de 140 %, ce qui dépasse le seuil de 126 % pour la basse température. Si le commercial ne vous montre que le COP, vous écartez cette pompe, alors qu'elle est éligible et peut-être moins chère.
Le COP nominal est mesuré dans des conditions qui ne se reproduisent qu'une poignée de jours par an. Le reste du temps, la pompe fonctionne à des températures extérieures et de départ différentes. Le SCOP, donc l'ETAS, intègre ces variations. C'est pour cela que le législateur a retenu cet indicateur : il reflète mieux la consommation réelle sur une saison, et donc l'économie d'énergie que la machine permet.
Exigez du commercial la fiche technique complète, avec l'ETAS dans la bonne application. Si vous alimentez des radiateurs, demandez l'ETAS à 55 °C. Si vous alimentez un plancher sans ECS, demandez l'ETAS à 35 °C. Ne signez aucun devis tant que ce chiffre ne figure pas noir sur blanc sur un document du fabricant.
Les autres conditions techniques pour ouvrir droit aux aides
L'ETAS n'est pas la seule exigence de la fiche BAR-TH-171. D'autres critères techniques conditionnent le versement des aides, et tous doivent être respectés simultanément.
Régulateur de classe IV à VIII obligatoire
La fiche CEE exige que la pompe soit équipée d'un régulateur de classe IV minimum, au sens de la norme NF EN 15232. Ce régulateur ajuste la température de départ d'eau en fonction de la température extérieure, et selon un planning horaire ou des zones de température. Les régulateurs de classe V à VIII offrent des fonctionnalités supplémentaires : autoadaptation, gestion prédictive, communication avec d'autres équipements.
Un régulateur de classe inférieure, ou l'absence de régulateur, rend la pompe inéligible aux aides, même si son ETAS dépasse le seuil. Ce point est rarement mis en avant par les commerciaux, parce que la plupart des pompes modernes embarquent un régulateur de classe IV ou supérieure. Vérifiez tout de même la mention sur la fiche technique.
Note de dimensionnement à la température de base
L'installateur doit fournir une note de dimensionnement établie sur les déperditions thermiques du logement, calculées à la température de base du secteur. En Isère, cette température de base se situe entre −8 et −12 °C selon l'altitude. La note de dimensionnement prouve que la puissance de la pompe est adaptée au besoin réel du logement.
Ce calcul n'est pas une formalité. Une pompe sous-dimensionnée oblige à compléter le chauffage par un appoint électrique, ce qui dégrade le bilan énergétique. Une pompe surdimensionnée coûte plus cher, fonctionne par cycles courts, et use prématurément le compresseur. La note de dimensionnement garantit que la machine choisie couvre le besoin sans excès.
Qualification RGE de l'installateur : 5° ou 5° et 6° du décret
Seul un installateur titulaire de la mention RGE « 5° Pompes à chaleur » peut réaliser le chantier et déclencher les aides. Si la pompe produit aussi l'eau chaude sanitaire, l'installateur doit cumuler les mentions « 5° Pompes à chaleur » et « 6° Chauffe-eau thermodynamique ».
Ce critère est vérifié lors de l'instruction du dossier MaPrimeRénov' et du dossier CEE. Un chantier réalisé par un artisan non RGE, ou dont la qualification a expiré, ne donne droit à aucune aide, même si la pompe installée respecte tous les seuils techniques.
Depuis le 01/09/2026, les pompes ouvrant droit à la bonification Coup de pouce doivent en outre figurer sur une liste de modèles agréés par l'ADEME. Cette liste est publiée sur le site de l'ADEME et mise à jour régulièrement. L'agrément ne conditionne pas l'aide de base, mais son absence fait perdre la bonification.
Ce que nous vérifions sur chaque fiche technique avant de vous remettre un devis
Quand vous nous contactez pour une pompe à chaleur, nous commençons par identifier le type d'émetteur que vous possédez. Plancher chauffant, radiateurs fonte, radiateurs acier, solution mixte : cette information détermine le seuil d'ETAS à respecter, et donc la sélection de modèles éligibles.
Nous lisons ensuite la fiche technique de chaque modèle envisagé, et nous relevons l'ETAS dans la bonne application. Si vous avez un plancher chauffant sans production d'ECS, nous lisons l'ETAS à 35 °C en climat moyen. S'il atteint ou dépasse 126 %, le modèle est retenu. S'il affiche 122 ou 124 %, nous l'écartons : un écart de quelques points suffit à rendre la pompe inéligible, et aucune tolérance n'existe.
Sur les maisons des années 1970 du nord de l'Isère, on rencontre souvent des planchers chauffants réalisés à l'époque du tout-électrique, avec des radiateurs d'appoint dans les chambres. Le client pense que le plancher chauffant représente l'essentiel de la surface, et s'attend au seuil de 126 %. Nous lui expliquons que dès qu'un radiateur est alimenté par la pompe, c'est le seuil de 111 % qui s'applique. Un client a ainsi failli signer un devis pour une pompe à 122 % d'ETAS, qui aurait été refusée au moment de l'instruction. Nous avons remplacé le modèle par une machine à 130 %, qui ouvre droit à l'aide sans contestation.
Nous vérifions aussi que le régulateur embarqué est de classe IV minimum, et nous calculons le dimensionnement à la température de base du secteur. Si la puissance nécessaire dépasse la puissance nominale de la pompe choisie, nous proposons un modèle supérieur ou un complément par un appoint. Ces vérifications prennent du temps, mais elles garantissent que le dossier d'aide sera accepté.
Enfin, nous contrôlons que notre qualification RGE est à jour au moment du devis. Tout installateur qui vous remet un devis sans vérifier sa propre qualification vous fait prendre un risque : si elle expire entre le devis et le chantier, vous perdez le droit aux aides.
Vérifier l'éligibilité de votre modèle avant de signer le devis
Vous comparez plusieurs devis, et chaque commercial vous présente un modèle différent. Avant de signer, vous devez vérifier que la pompe proposée respecte le seuil d'ETAS applicable à votre installation.
Demander la fiche technique complète au commercial
Ne vous contentez jamais de la plaquette commerciale. Exigez la fiche technique du fabricant, celle qui détaille les performances selon la température de départ et la zone climatique. Si le commercial refuse de vous la fournir, ou s'il vous présente uniquement le COP nominal, considérez que le modèle n'est pas vérifié.
Sur la fiche, cherchez la ligne « Efficacité énergétique saisonnière (Etas) » ou « ηs », pour la température de départ qui correspond à votre installation. Si vous alimentez des radiateurs, lisez l'ETAS à 55 °C en climat moyen. S'il atteint ou dépasse 111 %, le modèle est éligible. S'il affiche 108 ou 110 %, refusez : vous ne toucherez aucune aide.
Utiliser le simulateur d'aides pour estimer le montant
Une fois le seuil d'ETAS vérifié, utilisez notre simulateur d'aides pour estimer le montant total que vous pouvez percevoir. Vous saisissez votre revenu fiscal de référence, le type de travaux, et le simulateur calcule votre éligibilité à MaPrimeRénov' et aux primes CEE.
Les montants affichés sont indicatifs, parce que les primes CEE varient selon les fournisseurs d'énergie. Ils vous donnent néanmoins un ordre de grandeur, et vous permettent de comparer le reste à charge entre plusieurs devis. Un modèle plus cher, mais éligible, peut revenir moins cher qu'un modèle bon marché qui ne respecte pas le seuil.
Faire valider l'ETAS par l'installateur RGE avant engagement
Avant de signer le devis, demandez à l'installateur de vous confirmer par écrit que le modèle proposé respecte le seuil d'ETAS applicable. Cette confirmation peut figurer sur le devis lui-même, dans une section « Conformité aux exigences CEE », ou dans un document annexe.
Un devis signé avec une pompe non conforme vous fait perdre le droit à l'aide, et le remplacement de la machine coûte plusieurs milliers d'euros. Aucun recours n'existe contre le commercial si vous avez signé sans vérifier : la responsabilité de la vérification vous incombe.
Si vous avez le moindre doute sur le type d'émetteur, sur la température de départ, ou sur l'application réelle de votre installation, contactez un spécialiste de la rénovation énergétique qui calcule le dimensionnement et vérifie l'éligibilité avant de vous remettre un devis. Le coût de cette vérification préalable est négligeable comparé au risque de perdre plusieurs milliers d'euros d'aides. Pour approfondir la différence entre les indicateurs de performance, consultez notre guide sur le COP, SCOP et SEER.

